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Publié par Patrice de Camaret

Vous avez dit "boucs émissaires"

Dans l’éditorial du journal de Monteux du mois d’octobre, intitulé « Positivons ! », Christian Gros nous redit qu’il faut voir les choses du bon côté – jusque-là tout va bien- mais il reproche aussi aux habitants d’avoir des « boucs émissaires » :

Le « ras-le-bol » est devenu un grand sujet de conversation, avec deux résultats majeurs : la désignation de boucs émissaires et le repli sur soi. Inutile d’énumérer […] les boucs émissaires retenus, tout le monde les connait…

La référence à cette notion biblique, très utilisée chez les sociologues, n’est politiquement pas neutre et mérite qu’on s’y attarde un peu.

Le bouc émissaire dans la Bible (Lévitiques, 16) est la victime innocente à qui le peuple d’Israël fait porter tous ses pêchés avant de le sacrifier. Ce sacrifice permet au peuple coupable et lâche, qui n’a pas le courage d’affronter la réalité en face et de reconnaitre ses faiblesses, de se purifier et de garder sa cohésion…Bref, de se ménager un avenir dans sa médiocrité.

Nous serions ainsi, à bien comprendre monsieur le maire, un peuple qui fait porter, lâchement et injustement, la responsabilité de nos malheurs à ceux qui – issus de l’immigration récente, j’imagine - ne s’intègrent pas … en particulier, à Monteux, en votant à droite, voire vraiment à droite !

Pourtant, bien des observateurs pointent du doigt les problèmes réels dans les zones de forte immigration. Il y a aujourd’hui des lieux où les caïds font la loi, où les femmes doivent se couvrir parfois jusqu’au visage, où les drapeaux qui sont brandis ne sont pas français, où les services de l’Etat ne circulent plus librement, où l’on fait des rodéos urbains en grosses voitures allemandes le jour des mariages, si possible devant la police, où on fête le 1er de l’an en brulant des voitures, etc…Demandez aux policiers des banlieues difficiles, ils vous raconteront !

Pourtant, aussi, nous ne ménageons pas nos efforts pour ces quartiers « prioritaires ». Les financements publics qui sont déversés dans le cadre de la « politique de la ville » se comptent en milliards d’euros et depuis de nombreuses années. Pendant ce temps, il y a, ici à Monteux, des retraités qui ont travaillé toute leur vie et éduqué leurs enfants, mais dont la pension de retraite ne dépasse pas 450 euros par mois.

Nous ne brulons ni voitures ni poubelles et nous éduquons nos enfants au travail et à la courtoisie. Nous sommes généreux au travail et dans les associations, y compris à Monteux. Alors, non seulement, nous ne pouvons pas nous reprocher d’avoir des « boucs émissaires », mais nous devons nous considérer comme un peuple généreux et nous pouvons être fiers, quelles que soient nos origines, de notre identité française et comtadine et de notre Histoire.

Et il y a aujourd’hui une conscience qui monte en France et en Europe : on ne peut plus continuer à nous accuser de tous les maux et on ne doit plus faire repentance de notre Histoire. Il y a un vrai réveil : Positivons !

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